Serait-ce de prospecter des diverses apparences de l’individu qui, selon les circonstances, se revêt d’une façon particulière, codifiée ? Afin d’être reconnu, admis dans ses échanges qui sont, bien souvent, ritualisés ou cérémonieux, l’homme se pare. L’être, ainsi vêtu, peut se mouvoir – incognito –
à la recherche du plaisir, d’un désir de s’offrir, de s’abandonner.
Cette apparence lui permet parfois d’échapper à certaines situations oppressantes, lui en donne en tout cas toujours l’illusion, sans mesurer qu’il s’impose d’autres contraintes.
Lors de sa quête, il laisse sa trace, sa coque, l’instant désiré, fugitif, n’est qu’illusoire : Anonymous Dress Code (2008) .
Mutation(s) L’extrême tension formelle se donne à voir, blanche et tactile ; les éléments signifiants séduisent par leur remarquable perfection. Pourtant, sous la trace sensuelle du voile, la sphère se plisse, se tord, cache sa rugosité interne. Cet antagonisme met au jour la complexité de l’objet, métaphore poétique du jeu des apparences humaines